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mercredi, mai 25, 2011

Forever Requins Marteaux

Arrêtez ce que vous êtes en train de faire et lisez cela attentivement.
Vous avez une mission. Sauver l’un des patrimoines de l’humanité les plus essentiels : les Requins Marteaux.

Pour cela, deux actions :
1- Achetez leurs sublimes livres au prix dérisoire étant donnée leur intense valeur symbolique et affective dans les bonnes libraires qui les vendent ou si vous vivez dans un désert sur la plateforme La Librairie ou le site des Requins Marteaux.

2- Devenez actionnaire du groupe Ferraille Publication en cliquant ici.
Par chèque ou via Paypal, devenez membre Bisou (10 €), Tonton (30 €), Delux (50 €), Golden Shower (100 €) voire Soprano (+100 €) et recevez la sublime carte numérotée et signée par Maître Jacky Baloney huissier de justice à Villemolle dont un spécimen est montré ci-contre et qui atteste de votre engagement pour une humanité meilleure.


Pourquoi ?
Eh bien vous l’avez sans doute remarqué vous-même mais c’est moyen la fête du slip côté finances… Et l’on peut dire que nos gouvernements continuent à préférer s’acheter des chars tout neufs parce que ça fait joli le 14 juillet plutôt que de soutenir les forces créatives d’un pays – non mais comme si on allait partir en guerre à l’ancienne au lieu de continuer à devenir lentement mais sûrement un vieux pays qui sent bon l’encre d’imprimerie et le fromage non pasteurisé… Enfin bref, les Requins Marteaux, comme pas mal de structures d’édition, souffrent de la conjoncture. Ils n’en sont pas moins ultradynamiques dans leurs locaux bordelais. Pour preuve, récemment : l’exposition d’Amandine Urruty à la Mauvaise Réputation qui a remporté un franc succès ; la première édition de la FMAC 33 (Fondation Meroll pour l’Art Contemporain en Gironde) à la librairie Mollat ; et prochainement : la projection de Villemolle 81 organisée le 9 juin à l’Utopia.

Le talent est là, l’énergie aussi, mais la tréso déconne et on va pas se laisser emmerder par un découvert, nom de dieu ! Pour citer Franky, des Requins Marteaux : « Vous achetez nos trucs, on continue d’exister et du coup vous pouvez continuer d’acheter nos trucs et peut-être même vos enfants peuvent à leur tour acheter nos trucs et comme ça tout le monde est content ! Faites ce geste simple et nous serons sauvés… »

Un membre Bisou
(mais qui a acheté son poids en bouquins des Requins Marteaux, eh oh !

Bon, OK, c’est souvent du papier couché, mais quand même, ça en fait, hein !

Enfin, pas tant que ça non plus parce qu’on fait du 36…


… On va dire qu’on s’est compris…)

dimanche, juin 01, 2008

Mon cul

Rencontré Danny Steve, hier, qui vient de sortir deux livres : Je t’aime et 10 minutes de Sumo. À la suite d’un quiproquo – « Si, si, je connais cette fille, des potes lui ont offert mon cul pour son anniversaire ! » –, elle m’expliquait que ses derniers titres étaient tout de même plus faciles à manier que son avant-dernier chez les Requins Marteaux : Mon cul. Citant des libraires au téléphone avec leur grossiste : « Bonjour, vous avez Mon cul ? »
Ça reste toujours drôle et brillamment exploité…



J’avais rencontré le même problème chez Laureli il y a un an avec un livre qui aurait dû s’appeler L’Enculée et qui finalement porte un autre titre (je ne révèle pas lequel à ceux qui ne l’ont pas lu parce que ça gâche la surprise). Changement pas seulement à cause des hauts cris de l’attachée de presse (« Non mais tu me vois appeler les journalistes : “ Avez-vous aimé L’Enculée” ?!) mais parce que dans ce cas précis, narrativement, l’arrivée de « L’Enculée » fonctionne mieux dans le cours du texte que plein pot en ouverture. C’était un peu punk pétard mouillé. « L’Enculée » hoquette mieux en premières pages.

Quoiqu’il en soit, apprendre qu’on avait offert Mon cul de Danny Steve à une grande fille aux cheveux courts pour son anniversaire m’a permis de découvrir son œuvre que j’aime beaucoup et à côté de laquelle j’avais réussis à passer (contorsionniste, va !) malgré mon addiction aux Requins marteaux. Je vous conseille donc d’y jeter un œil et même tous ceux dont vous disposez ainsi qu’au blog d’une librairie lyonnaise, tout récent, Grand-Guignol, que j’ai repéré sur le site de Danny Steve. Vous y retrouverez aussi la boutique mp3 martialfunk dont on parlait au tout début de RLR…