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jeudi, juin 26, 2008

La nuit des dons

On a piqué l’un des outils de travail du Désordre ! Philippe De Jonckheere le raconte ici. Vous pouvez, si vous le souhaitez, aider le Désordre à s’équiper à nouveau, en cliquant ici. Je précise que l'idée n'est pas de lui, on l'a beaucoup poussé à le faire... François Bon, dans le Tiers Livre, fait une belle défense et illustration du Désordre. C’est aussi un texte d’amitié.
Évidemment, je sais, il y aurait beaucoup d’autres initiatives du même genre à mettre en œuvre… j’ai quelques amis acteurs de la petite édition, écrivains, artistes ou musiciens (pour ne parler que de la sphère littéraire et artistique) tous héros dans leur domaine et en difficulté, qui pourraient tout à fait coller un bouton paypal deci-delà… alors là, ça ferait comme une ronde de dons, chacun donnant à l’autre les 10 euros économisés sur la bouffe ou les cigarettes… ce ne serait pas si mal…

mardi, novembre 28, 2006

Sans tain

… Philippe De Jonckheere parlait aujourd’hui (de vive voix) d’une mise en scène de Mesguich, vue à Lille, qui dévoilait, le temps d’une scène, les artifices d’un théâtre se dénudant de ses décors, exposant ses cintres, ses machines, ses câbles, dévoilant ses strates, ses profondeurs jusqu’à une porte vitrée, tout au fond, donnant sur la rue et laissant voir les passants dans le flux inexorable d’un temps qui n’est pas celui de la fiction. La collision brutale, commotionnante de ces deux mondes, séparés par quelques grammes de silice modifiée – après la fusion, le choix de la transparence et du silence relatif de l’image – le silence de celui qui regarde.

Visages étonnés de la rencontre du spectateur et du passant – l’attention versus le trajet.
En frontière, les acteurs.

Dans deux jours on parlera blog et on montrera du doigt sur estrade comme dans une sorte de biopsie, de relevé médical. C’est paradoxal la prise de conscience de l’exposition d’un objet créé, par définition, pour être exposé… Étrange, la nonchalance quotidienne de cette exposition… La collision de ces deux mondes séparés par quelques millimètres d’écran.

lundi, novembre 27, 2006

Pourquoi tant de blogs ?



Pour ceux que ça intéresse, une journée d'étude jeudi 30 novembre à la BNF (entrée libre) avec :

9h30 : Comment l'intimité est venue au journal
Par Philippe Lejeune, co-fondateur de l'Association pour l'autobiographie

10h15 : Tenir un journal intime (1830-1980)
Par Françoise Simonet-Tenant, maître de conférences à l'Université Paris XIII

11h15 : Editer des écrivains morts

Par Claire Paulhan, éditrice spécialisée dans la littérature autobiographique et l'histoire littéraire du XXe siècle, IMEC (Institut Mémoires de l'édition contemporaine) et journaliste au Monde des Livres

11h45 : Diaristes russes francophones (XVIIIe - XIXe siècles)
Par Catherine Violet, chargée de recherche à l'Institut des textes et manuscrits modernes (CNRS-ENS)

12h15 : L'injonction intimiste
Par Philippe Artière, chercheur en histoire, CNRS/IIAC (Institut interdisciplinaire d'anthropologie du contemporain) - EHESS

14h30 : L'explosion du phénomène des blogs « intimes »
Du cahier à l'autopublication en ligne : métamorphoses du journal personnel
Par Oriane Deseilligny, docteur en sciences de l'information et de la communication, pôle des Métiers du livre de Saint-Cloud, Université Paris X

Effets d'intime dans l'écriture réticulaire
Par Patrick Rebollar, maître de conférences, Université Nanzan (Nagoya, Japon)

15h30 : Du cahier à l'écran : qu'est-ce que ça change ?
Table ronde animée par Antoine Perraud, journaliste
Avec Philippe De Jonckheere, auteur du site désordre ;
Sylvie Gillet, éditrice, éditions Calmann-Lévy ;
Laure Limongi, écrivain, directrice de collection, auteur du blog rougelarsenrose ; Richard Figuier, éditeur en sciences humaines et sociales et Philippe Lejeune, Association pour l'autobiographie.