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mardi, décembre 23, 2008

Opera

... ça y est ! Jérôme Gontier, l'auteur, notamment, de Continuez, a un blog !

jeudi, juin 26, 2008

La nuit des dons

On a piqué l’un des outils de travail du Désordre ! Philippe De Jonckheere le raconte ici. Vous pouvez, si vous le souhaitez, aider le Désordre à s’équiper à nouveau, en cliquant ici. Je précise que l'idée n'est pas de lui, on l'a beaucoup poussé à le faire... François Bon, dans le Tiers Livre, fait une belle défense et illustration du Désordre. C’est aussi un texte d’amitié.
Évidemment, je sais, il y aurait beaucoup d’autres initiatives du même genre à mettre en œuvre… j’ai quelques amis acteurs de la petite édition, écrivains, artistes ou musiciens (pour ne parler que de la sphère littéraire et artistique) tous héros dans leur domaine et en difficulté, qui pourraient tout à fait coller un bouton paypal deci-delà… alors là, ça ferait comme une ronde de dons, chacun donnant à l’autre les 10 euros économisés sur la bouffe ou les cigarettes… ce ne serait pas si mal…

dimanche, juin 15, 2008

Classements

J'ai découvert Netvibes grâce à François Bon et, ma foi, l'interface me plaît bien. Je donc transféré les infos de mon vieux del.icio.us (qui existe toujours) sur Netvibes et ça donne ça avec encore quelques bugs d'interface mais bon, ce n'est pas bien grave.

(PS : inutile de m'insulter comme après le dossier de Libé en mars dernier... 1- c'est une liste qui évolue 2- ben quand même, je fais ce que je veux avec mes listeu.)

vendredi, mai 23, 2008

Famille Supplice

Ouh comme le temps file. Et à 14 heures, départ pour Chaumont pour une lecture à l’Autoharp de mon prochain livre… Un œil sur le texte, un œil sur l’instrument, ça va être sportif. Mais ce lâcheur d’Olivier Quintyn alias OriO – qui devait m’accompagner, au départ – était pris par un colloque ou je ne sais quelle occupation universitaire. Donc, je vais lire et jouer en même temps (non, je ne lancerai pas une boucle depuis mon ordinateur, analogique power !) en me demandant ce qui prendra le pas : le rythme de la lecture ou celui de la musique… Je suis tellement fatiguée que je n’arrive pas encore à avoir le trac ! J’ai enfin fini la maquette et les corrections de Bastard Battle de Céline Minard. La couverture est bouclée aussi. Il ne reste que quelques détails à vérifier avec Céline. Je commence donc la maquette de Mademoiselle de Biche d’Emmanuel Tugny après l’énorme travail de saisie (la disquette ayant été perdue, il y fallu saisir à nouveau les quelques 300 pages…) et de relecture des extraordinaires stagiaires que nous avons la chance de recevoir aux Éditions Léo Scheer. Un merci tout particulier à la parfaite, en tous points, Laura Musseau et à Arnaud Bongrand qui va faire un sacré correcteur, m’est avis. J’ai trouvé la couverture du prochain livre de Tarik Noui, aussi, qui sortira en octobre, Rouge à lèvres sur le plongeoir d’une piscine municipale. J’attends que Tarik, actuellement en résidence à New York, m’envoie la dernière version du texte avant de commencer à travailler dessus – mais le livre est prévu pour octobre donc rien ne presse vraiment, encore. Au milieu de tout cela, évidemment, manuscrits, communication, réponses presse, etc. Je ne publierai pas le prochain texte de Christophe Hanna, pardon, La Rédaction, que j'avais envie de publier, Valérie, mais c'est pour la meilleure raison du monde, il reste à la maison. Cela ne m'empêchera pas, bien au contraire, de faire une publicité maximale pour cet importantissime livre à sa sortie. Et depuis le temps qu'on se connaît avec cette crapule théorique (à l'époque, je m'appelais encore Anne-Laure et je prononçais deux ou trois mots par heure...), on finira bien par faire quelque chose ensemble. Dans cette trombe, tous les matins et tous les soirs, je traverse en bus le cimetière Montmartre et je passe devant le tombeau de la « Famille Supplice », qui me saute toujours au visage. Je ne sais pas pourquoi quel que soit mon état de concentration ou de distraction, cette « Famille Supplice » s’invite toujours à l’aurore et au crépuscule. C’est peu ma « centrale nucléraire » à moi. Si je n’avais pas la flemme de trimballer mon appareil photo (absolument non compact) quotidiennement dans mon sac à main, je photographierais ce tombeau, deux fois par jour, et il serait flou, ensoleillé, gris, mouillé, derrière la brume, encore ensoleillé, toujours flou, à demi caché par une voiture, entourant une silhouette avec poussette, penché par la vitesse du véhicule… toujours, éternellement, « Famille Supplice ». Mais que ferais-je ensuite, de ces photos de famille ?

vendredi, mai 09, 2008

Sambaquis

Je vous avais parlé du site Cronòpios, édité par Edson Cruz et Pipol mais pas de l'excellent blog d'Edson Cruz, Sambaquis, que je vous invite à consulter.
J'ai ai de surcroit découvert le petit gadget, "snap-shots", que vous pouvez voir depuis hier sur rougelarsenrose - permettant une prévisualisation des liens.

jeudi, mai 01, 2008

Dernière étape...



São Salvador da Bahia de Todos os Santos
qui sent les épices dès la sortie de l'avion et où l'on voit de drôles de petits singes à collerette blanche, dans les arbres.

Deux nouvelles conférences sur la question des blogs littéraires en France à la section littéraire de l'Université UFBA et à l'Alliance française ; à nouveau, un public passionné.
J'y ai notamment rencontré Lina Trinidade, auteur d'un livre de contes, Corações blues e serpentinas, chez Arte Paubrasil, publiant également dans le revue électronique Verbo 21, et Sandro Ornellas, auteur de Trabalhos do corpo chez Letra Capital et qui pilote son Simulator de võo...

mercredi, avril 30, 2008

« Non Ducor, Duco. »



Séjour bref mais intense dans la gigantesque São Paulo. Impossible d’appréhender ne serait-ce qu’un dixième de la ville et le lit de la chambre d’hôtel (qui fait la taille d’un appartement parisien…) est tellement grand que j’ai du mal à y dormir – on s’y fait vite mais comme on n’a pas le temps...
Conférences sur la poésie contemporaine française à l’Alliance Française de Jardim América puis à l’Université (USP), conférence sur les blogs littéraires français à la Livraria Martins Fontes, rencontre animée par Sonia Goldfeder. À nouveau, je suis très impressionnée par l’intérêt et la qualité du public brésilien, très calé en langue et littérature française.
Ce soir, à la librairie, j’ai également apprécié en détail le fonctionnement du très impressionnant, tant du point de vue du contenu que du design, site Cronòpios grâce à la visite guidée que nous ont offert ses éditeurs, Edson Cruz et Pipol. Et découvert un nouveau site qui me coûtera sans doute quelques nuits blanches : la revue électronique bilingue portugais/espagnol Agulha, animée par le poète Claudio Willer.
J’ai également enfin rencontré Sérgio Pinto de Almeida et Denise Natale, les éditeurs brésiliens de José Agrippino de Paula qui m’ont donné à lire, entre autres choses, Lugar Pùblico.
Bref, um copo de euforia.

dimanche, mars 16, 2008

Mea maxima culpa

... l'un des oublis impardonnables de la track-list du Contre-Journal du 13 mars... je me doute bien qu'il y en a bien d'autres... désolée...

jeudi, mars 13, 2008

Libération !

Ne manquez pas le Libé des écrivains de ce jour, m'est avis, un sacré collector.

Pour ma part, j'y ai coordonné le Contre Journal (rubrique de Karl Laske, l'article paraîtra sur deux jours) et écrit quelques autres papiers... notamment en sport (hé oui !) et en économie (hé oui !). Non sans une certains angoisse de se confronter à des matières si distantes en un temps si court (pas le temps de se faire une crise de pourquoi et dans quel état erre-je ?), et avec un nombre de signes limités ! (pas l'espace de la digression, ou, ne se concentrer que sur ce qui digresse, strictement) mais c'est la règle du jeu. Et ma foi, elle est sacrément passionnante.

Une vraie ambiance de colonie de vacances, des échanges uniques, des rencontres, une journée qui est passée trop vite... merci Libé !

lundi, mars 10, 2008

Toujours dire jamais...

ou ne jamais dire toujours ou ne jamais dire jamais ou toujours dire toujours...

dimanche, mars 25, 2007

Écrivains, boostez vos ventes d'un coup de fil

01 44 65 90 04

Blague à part, n'hésitez pas à vous balader en litote...

lundi, janvier 22, 2007

« Maurice », enculé



… non, je suis dure, « Maurice » (du moins la borne wifi éponyme) a été très gentil en laissant son accès sans mot de passe pendant une dizaine de jours… mille mercis Maurice… je te déposerai bien un cadeau dans ta boîte aux lettres ou un cake aux olives sur ton paillasson… mais à présent il en a attribué un – d’vait en avoir marre que je squatte en permanence... Me voilà donc soumise à l’impitoyable monde kafkaïen de Noos que je soupçonne d’être une entreprise dirigée et animée par des aliens suceurs de sang dont le but est de créer la confusion mentale maximum chez leurs victimes. Afin de dominer le monde. Franchement des gens qui susurrent « bienvenue chez Noos » en boucle sur un répondeur sans qu’on puisse jamais, quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit, tomber sur un être humain, une adresse email valide ou un numéro de fax qui fonctionne, ça tient du complot international.
Tout ça pour dire que mine de rien ça manque vachement de ne pas pouvoir écouter la radio en streaming, mâter la météo du lendemain à 3 heures du mat’, chercher une bibliographie, une recette, consulter les flux RSS, visiter les « nouveaux amis myspace » et recevoir ses emails dans son lit. Ça fait aussi des vacances en fait…
Ceci – écrit samedi à 18h30 – sera donc posté avec un effet retard, du taf, via clef USB.
(Ou La Quatrième dimension du blog…)

samedi, décembre 02, 2006

Ne cherchez pas mes brouillons, ils sont tous imprimés

… en amont de cette table-ronde à la BNF, je m’étais penchée sur cette question épineuse de l’intime – comme le souligne très bien Patrick Rebollar dans son intervention en parlant d’ « effets d’intime » à défaut de traquer de l’intime pur jus – dans rougelarsenrose qui, justement, déjoue sans cesse cette question par une ouverture permanente vers des matériaux extérieurs à la débauche de je et de moi…

Dans la mesure où, comme on l'a compris, ceux qui n’en auront pas été gavés sont un peu restés sur leur faim jeudi dernier, voici – après quelques hésitations – le brouillon de mes réflexions. La cause génératrice n’en est que le prétexte, finalement. Je me suis dit que ces quelques notes descriptives et désorganisées pourraient fonctionner comme une sorte de plan (évidemment lacunaire et déjà obsolète…) au sein de l’organisation temporelle du blog, un miroir de son activité.

La lassitude du moi, l’absence de partage, de lecture, de retour m’avait toujours fait abandonner mes projets de journaux au bout de quelques semaines ou quelques mois… Mais la méfiance envers la surabondance narcissique cache justement un désir égotiste de cerner et exposer ce moi – dans ses diverses facettes. Cette résolution-ci se poursuit donc depuis presque 2 ans à présent, justement grâce à la diffusion de l’outil (et la pression qu’elle engendre).

L’écriture de mes quelques brèves tentatives de journal diffère beaucoup de l’écriture de mon blog. Elle est moins écrite, plus épanchée – plus désagréable à relire, avec du recul (d’ailleurs je crois que la plupart des tentatives ont fini à la corbeille). C’est un instantané clinique ayant fonction cathartique.

En revanche, ROUGELARSENROSE se veut un objet plus complexe, développant plusieurs axes :

a- les notes de lecture : un journal littéraire
b- l’intime : forcément , inévitablement…
c- une écriture en parallèle de l’écriture (complémentaire ? pivot ?)
d- un horizon musical
e- les liens hypertextes (les voyages transversaux)
f- les possibilités multimédias

a- les notes de lecture : un journal littéraire :

ROUGELARSENROSE est, avant tout, un journal de lectures. Un lieu d’exposition de textes lus, soit par le biais de citations plus ou moins longues, soit par celui de textes de commentaire sur ces ouvrages – souvent, le commentaire succède aux citations selon le rythme même de la découverte du livre.
Je ne me dis pas, professionnellement, « critique littéraire » (ça m’est arrivé lors de quelques moments d’abois Assedics… j’avoue… ça ne les a d’ailleurs guère résolus…), même s’il m’arrive d’écrire dans certaines revues critiques. Donner à lire sur mon blog gratuitement, sans enjeu de pouvoir, des textes sur des textes me semble constituer l’acte le plus « intime » de ce blog… : une lecture, en temps réel, d’une impression de lecture. Un portrait diffracté de mes goûts et découvertes littéraires.
Mais surtout, les livres dont je parle forment une constellation signifiante dans le sens de la défense d’une littérature exigeante, se posant des questions, en posant au lecteur, déstabilisant, dérangeant, comme le « LARSEN » du titre du blog : un bruit, un souffle, une vibration, un cri dans le flot des mélodies sirupeuses. Une littérature polémique et non consensuelle. ROUGELARSENROSE se voudrait un « vaisseau » de partage d’informations et de déstabilisation formelle.
On peut donc dire que ce blog fait partie intégrante de mes autres œuvres écrites, construisant un monde, un horizon formel.

Un « art bloggeur » (comme on dit « art poétique ») développé, par exemple, dans ce post du 30 décembre 2005.

En guise de carte de la constellation, voici un relevé (évidemment déjà obsolète dès sa publication…) des textes « critiques » publiés sur le blog :

Sur Anne-Marie Albiach : sur Figuration de l’image (27/04/05), un extrait d’Anawratha (08/03/06), un autre extrait d’Anawratha (30/11/06)
Glitter Lester, sur les livres de Lester Bangs (20/05/05) et sur Lester Bangs en général (18/02/06)…
Sur Georges Hassoméris (01/06/05)
Extrait de Chroniques des quais de David Wojnarowicz (30/07/05)
Sur Volume de Orion Scohy (26/07/05)
Sur Yapou bétail humain volume 1 de Shozo Numa (20/09/05) et sur le Prix Sade attribué à ce livre (18/11/06)
Sur Charles Pennequin (05/09/05)
Sur le Journal de mes sons de Pierre Henry (16/10/05)
Sur Star Trek, la série originale – Hé ouais (16/11/05) et sur les séries télé en général (08/04/06)
Sur R. de Céline Minard (02/11/05) puis sur La Manadologie, du même auteur, ici (découverte, 01/04/06) et là (commentaire, 19/04/06), puis annonce de son livre Le dernier monde
Citations du Manifeste contra-sexuel de Beatriz Preciado (08/12/05)
Sur Éric Meunié, citation d’Auto mobile fiction (09/12/05), texte sur le même livre (22/12/05), citation de Poésie complète d’Éric Meunié,et citations croisées avec Comment faire disparaître la terre ? d’Emmanuel Pireyre (31/12/05)
Citation de L’Éternel retour de Michel Surya (10/12/05) puis commentaire (06/12/06)
Sur le travail de bande-dessinée réalisé par Jean-Jacques Rabu avec son personnage Fat Punky – scénarios Emmanuel Rabu (07/01/06)
Sur Gilles Barbier, plasticien (12/01/06).
Sur Oswaldo Gonzalez, photographe (17/01/06)
Sur Kathy Acker : extrait de La vie enfantine de la tarentule noire par la tarentule noire (19/01/06), extraits de Grandes espérances (16/07/06), sur Grandes espérances (25/08/06)
Sur un dessin de Béatrice Cussol (25/01/06)
Citation d’un texte de Daniel Foucard paru dans la revue Inculte 8 (26/01/06)
Citation de Millénaire mode d’emploi de J.G. Ballard (08/02/06) puis sur le même livre (26/03/06)
Citations de Mobiles de Vannina Maestri (10/02/06)
Citations de Christophe (le chanteur), 25/02/06
Citations d’Hélène Bessette : Ida ou le délire le 05/03/06,, Garance rose le 16/03/06, maternA le 10/06/06, Suite Suisse, le 26/11/06
Sur « Page 48 », un blog de Pierre Ménard & citation de la p. 48 de Roses & Poireau de Arno Schmidt, (12/03/06) puis sur Goethe et un de ses admirateurs de Arno Schmidt (01/05/06)
Sur L’argent, l’urgence de Louise Desbrusses (14/03/06)
Sur le site Coming-in créé par Stéphane Bérard (25/03/06)
Sur À vif de Jean-Paul Curnier (25/04/06)
Citations de Cavale de Nathalie Quintane (09/05/06) et commentaire (21/05/06)
Sur Henry Darger (26/05/06)
Sur Clément Rosset (16/06/06)
Sur et citations de Bardadrac de Gérard Genette (20/06/06)
Sur l’audioblog de Emmanuel Rabu & Sylvain Courtoux, confusion is text (17/09/06)
Sur Billy The Kid de Luc Moullet (21/09/06)
Poésie cœur de cible : lettre-vidéo à Julien Blaine (06/10/06)
Sur King Kong théorie de Virginie Despentes (11/10/06)
Sur Joël Hubaut, Re-mix épidémik Esthétique de la dispersion (29/10/06)
Extrait du Journal de Kurt Cobain (01/11/06)
Sur Matachine de Bruno Lemoine (01/11/06)
Sur l’opéra de Sylvain Courtoux : Vie et mort d’un poète de merde (03/11/06)
Sur la revue franco-allemande La Mer Gelée (04/11/06)
Ali G, vidéos, notamment avec Noam Chomsky (05/11/06)
Extraits de Attaques sur le chemin, le soir, dans la neige d’Alban Lefranc (12/11/06)
Sur C’est mon vocabulaire qui m’a fait ça (traduction Éric Suchère, préface Nathalie Quintane) de Jack Spicer (20/11/06)

b- l’intime :


La subjectivité, l’intime n’apparaissent évidemment pas seulement à travers le prisme des notes critiques. Le blog est l’occasion d’un jeu de cache-cache avec les lecteurs à travers la dissémination d’informations personnelles et factuelles, la présence des photos et autoportraits ainsi que quelques private jokes se tentant polysémiques – ne recelant pas un simple intérêt to the happy few, du moins je l’espère (exemple le titre de post « love your enemiEs » le 4 septembre 2005 – avec le « e » majuscule de sa destinataire – qui parle en fait de la musique de Daniel Johnston ou encore on se calme et on boit frais le 15 septembre 2005, commentant le terme « poétesse » – suite à cette dénomination qui m’avait été donné dans un article de Libé – ou encore « message personnel » le 22 novembre 2005, à la fois chanson de Françoise Hardy… et message personnel…)

« Même si c’est vrai c’est faux » écrit Henri Michaux dans Plume.

L’intime est subrepticement dévoilé, avant d’être caché derrière autre chose, afin que l’on se demande sans cesse ce qui est vraiment de l’ordre de l’intime et ce qui ne l’est pas… comme ici.

Ce post est un parfait exemple de la prétérition à l’œuvre dans le blog : dire sans dire, l’effacement qui révèle, le masque transparent… L’air de rien, il dénonce nombre de mes pseudos utilisés par le passé (et dont on peut donc ainsi retrouver les productions) ainsi que mon véritable état-civil – avec tous ses prénoms de baptême.

On trouve aussi, souvent des textes frontières entre note critique et “autofiction”.

ROUGELARSENROSE recompose ainsi un journal à travers :
- le rappel des origines et des généalogies ;
- l’écriture d’états d’âmes, voire de coups de gueule ;
- la localisation géographique (les voyages, les lectures en province, etc.) ;
- la retranscription d’événements personnels (soirée, concerts, week end…) ;
- les reliefs quotidiens ;
- les posts qui s’excusent de ne pas nourrir le blog plus fréquemment en en donnant les raisons (professionnelles ou estivales) ;
- le sous-titre du blog, “versatile” = changeant, instable, susceptible d’évoluer, soumis aux fluctuations de la vie.

Outre la dissemination labyrinthique de ces informations personnelles, l’intime reside dans les photos exposées, plus particulièrement à travers la pratique de l’autoportrait.

c- une écriture en parallèle de l’écriture

ROUGELARSENROSE se développe pendant l’écriture de livres.
Le blog fait donc écho des nouvelles de publication et reflète parfois l’univers des livres, donne la circonstance de trouvailles de citations, par exemple, sans pour autant dévoiler le work in progress – jamais d’extraits destinés à être publiés, en cours d’écriture.

Par la suite, j’ai préféré séparer la fonction que l’on pourrait nommer « de communication » autour de mes propres livres de l’écriture du blog en créant deux autres interfaces, toujours blogs :

Le très explicite NARCISSOSHOW :
qui fournit ma biobibliographie ainsi que les articles de presse des articles consacrés à mes livres publiés.
Un titre cash pour un contenu qui l’est tout autant : l’exposé du je littéraire, médiatisé. Rien de très neuf, néanmoins, dans le domaine des sites personnels d’auteurs. C’est la face « pratique » du système.

Et le blog FONCTION ELVIS, créé comme une espèce de carnet d’écriture (comme on dit carnet de tournage) et de publication du livre. En retraçant certains déclics d’écritures, références, en exposant des variantes, des articles, des liens vers des émissions de radio, en montant des images iconiques, etc.

d- un horizon musical :

L’univers esthétique développé dans ROUGELARSENROSE ne s’arrête pas à la littérature mais évoque aussi la bande dessinée, les séries télé, la musique…

Ainsi la citation d’une chanson du groupe Stéréo Total, en écho et clin d’œil à un post précédent du même mois : « Nous ne sommes pas tous des romantiques allemands » ; ou encore diverses annonces d’actualités, de sorties, de concerts, etc.

Néanmoins, le blog tel que je le développe dans ROUGELARSENROSE m’a semblé limité pour faire découvrir des musiques que j’aime, tout simplement à cause d’une restriction technique : la possibilité de faire entendre des musique, en général non libre de droits.
C’est pourquoi, en ce domaine, je me suis tournée vers myspace musique, explicitement consacré aux échanges musicaux, avec l’accord des artistes.

e- les liens hypertextes (les voyages transversaux) :

ROUGELARSENROSE tente de s’inscrire dans une circulation permanente et offre donc de multiples possibilités de fuite de l’interface, à travers :

- les liens indiqués en permanence à droite du blog ; il y en a peu, néanmoins, car leur accumulation me semblait peu claire, j’ai donc créé :
- un répertoire de liens, classés par thématiques, sur delicio.us, permettant de découvrir des sites dans les domaines ou dénominations indiquées.
- enfin, souvent, les articles comportent des liens hypertextes particuliers. Comme exemple superlatif le post Pendant ce temps : chaque mot de la phrase : « Balade du dimanche » comporte un lien hypertexte.

f- les possibilités multimédias :

La possibilité de montrer des vidéos est expérimentée de manière assez acrobatique (je n’avais trouvé aucune solution automatisée, à l’époque, sur Mac) le dimanche 28 août 2005.

Cette vidéo-là montre un fragment d’espace personnel, une sorte de mémento mori un peu absurde sur fond de radio – un instantanné, donc.
De plus, il n’est pas anodin que dans ce blog pour la majorité consacré à un discours sur l’écriture, la littérature, ce soit cette petite vidéo de très basse résolution qui soit considéré comme un “moment poétique”.

Par la suite, les vidéos seront postées de façon beaucoup plus simple et spontanée depuis dailymotion ou youtube.

ROUGELARSENROSE, comme son titre, constitue une tentative de rencontre d’objectif et de subjectif.
L’objectif du LARSEN, qui surgit quand on ne l’attend pas pour troubler la mélodie.
Le subjectif du choix des couleurs, ROUGE et ROSE, des couleurs incarnées, girlies, brandies.

2- Le déplacement de l’intime ? Vers…

L’écriture !

… le même doigt qui montre la lune… ROUGELARSENROSE expose des extraits de textes autonomes, écrits en parallèle des livres. Des instantanés d’écriture.


3 - Autres détournements d’outils : la revue AMBITION, le blog UNDERGROUNDZERO


- AMBITION : une revue-blog :

Tout d’abord le titre : tout comme NARCISSOSHOW, AMBITION se voulait un titre ironique, en rapport à la prolifération d’interfaces consacrées à la diffusion, tous azimuts, d’écritures sur le web. AMBITION dit ce qu’elle dit en le disant : on veut écrire, on veut être lu et on le montre.
On ne m’a dit qu’après qu’il s’agissant aussi du titre d’une émission de Bernard Tapie dans les années 80… J’étais sans doute trop jeune pour m’en souvenir et/ou cette émission était diffusée sur l’une des chaînes qui n’était pas diffusée en Corse à cette époque-là. Bref, à chacun ses références.
AMBITION montre des travaux sur tous supports, des espèces de face B pour les artistes qui y sont invités : en général, les écrivains y montrent des vidéos, les vidéastes des textes, etc. Le dispositif d’AMBITION comprend également une interface BIOBIBLIOGRAPHIE afin d’avoir accès aux autres œuvres des artistes, ainsi qu’une rubrique LIENS IDEAUX - comme on dit « bibliothèque idéale » - chaque invité donnant une liste de sites à visiter.

Il n’est pas anodin que nombre de travaux montrés se rapportent à l’intime. Ou, tout du moins, miment un jeu autofictionnel. Par exemple, dans une certains mesure, la vidéo de Céline Minard ou le texte de Raymond Federman et celui de Lucille Calmel.

La parution de la revue est aléatoire, au rythme des friches temporelles pouvant subsister deci-delà…

- UNDERGROUNDZERO :
Ce blog détourné – à nouveau – collectait des écrits prélevés dans le métro, par-dessus l’épaule des voyageurs. Une espèce de journal objectif puisqu’il retraçait très précisément (avec mention d’heures et de stations de métro) tous mes déplacements. L’expérience s’est déroulée pendant un temps donnée, la contrainte étant difficile à tenir sur plusieurs mois sans devenir complètement obsessionnelle…

jeudi, novembre 30, 2006

Spéculaire



First one, je suppose… – là où on ne l’attend pas… Ah ! Ah ! Ah !
car brève évocation de tout à l’heure – une fois n’est pas.

Remarque n°1 : faudrait vraiment que ces migraines se calment, ça devient lassant à la fin.
Remarque n°2 : c’est bien quand les gens invités (non bloggueurs, en l’occurrence) connaissent ce dont ils parlent… (antiphrase)
Remarque n°3 : c’est encore mieux de papoter avec les autres – ceux qui vivent, écrivent, photographie, blogguent, etc. ce dont ils parlent…

mardi, novembre 28, 2006

Sans tain

… Philippe De Jonckheere parlait aujourd’hui (de vive voix) d’une mise en scène de Mesguich, vue à Lille, qui dévoilait, le temps d’une scène, les artifices d’un théâtre se dénudant de ses décors, exposant ses cintres, ses machines, ses câbles, dévoilant ses strates, ses profondeurs jusqu’à une porte vitrée, tout au fond, donnant sur la rue et laissant voir les passants dans le flux inexorable d’un temps qui n’est pas celui de la fiction. La collision brutale, commotionnante de ces deux mondes, séparés par quelques grammes de silice modifiée – après la fusion, le choix de la transparence et du silence relatif de l’image – le silence de celui qui regarde.

Visages étonnés de la rencontre du spectateur et du passant – l’attention versus le trajet.
En frontière, les acteurs.

Dans deux jours on parlera blog et on montrera du doigt sur estrade comme dans une sorte de biopsie, de relevé médical. C’est paradoxal la prise de conscience de l’exposition d’un objet créé, par définition, pour être exposé… Étrange, la nonchalance quotidienne de cette exposition… La collision de ces deux mondes séparés par quelques millimètres d’écran.

lundi, novembre 27, 2006

Pourquoi tant de blogs ?



Pour ceux que ça intéresse, une journée d'étude jeudi 30 novembre à la BNF (entrée libre) avec :

9h30 : Comment l'intimité est venue au journal
Par Philippe Lejeune, co-fondateur de l'Association pour l'autobiographie

10h15 : Tenir un journal intime (1830-1980)
Par Françoise Simonet-Tenant, maître de conférences à l'Université Paris XIII

11h15 : Editer des écrivains morts

Par Claire Paulhan, éditrice spécialisée dans la littérature autobiographique et l'histoire littéraire du XXe siècle, IMEC (Institut Mémoires de l'édition contemporaine) et journaliste au Monde des Livres

11h45 : Diaristes russes francophones (XVIIIe - XIXe siècles)
Par Catherine Violet, chargée de recherche à l'Institut des textes et manuscrits modernes (CNRS-ENS)

12h15 : L'injonction intimiste
Par Philippe Artière, chercheur en histoire, CNRS/IIAC (Institut interdisciplinaire d'anthropologie du contemporain) - EHESS

14h30 : L'explosion du phénomène des blogs « intimes »
Du cahier à l'autopublication en ligne : métamorphoses du journal personnel
Par Oriane Deseilligny, docteur en sciences de l'information et de la communication, pôle des Métiers du livre de Saint-Cloud, Université Paris X

Effets d'intime dans l'écriture réticulaire
Par Patrick Rebollar, maître de conférences, Université Nanzan (Nagoya, Japon)

15h30 : Du cahier à l'écran : qu'est-ce que ça change ?
Table ronde animée par Antoine Perraud, journaliste
Avec Philippe De Jonckheere, auteur du site désordre ;
Sylvie Gillet, éditrice, éditions Calmann-Lévy ;
Laure Limongi, écrivain, directrice de collection, auteur du blog rougelarsenrose ; Richard Figuier, éditeur en sciences humaines et sociales et Philippe Lejeune, Association pour l'autobiographie.

dimanche, septembre 17, 2006

confusion is text comme Confusion is Sex comme…

Emmanuel Rabu & Sylvain Courtoux mettent en ligne avec confusion is text presque 10 ans de travaux sonores et/ou musicaux, ensemble, en solo, avec d’autres collaborateurs… des pièces qu’on est bien heureux de réentendre ou de découvrir. Une interface attendue qui comble un certain vide historique – ou plutôt, sans recul – puisque l’histoire apparaît donc finalement au détour d’un blog d’archives – dirons-nous un masquage médiatique, une discrétion dans le circuit huilé des « perfs ».



Because « the lines separating music & poetry are purely arbitrary » (William Burroughs, cité en exergue de confusion is text – également cité en exergue de la revue Plastiq, d’Emmanuel Rabu).

mercredi, mai 24, 2006

*** Strip ***



Paris Strip Film Festival #1 du 31 mai au 4 juin.
Toutes les infos ici.

samedi, mai 20, 2006

Encore Bessette

Ici, un excellent article de Bartlebooth sur Hélène Bessette – qu’on pourra à nouveau lire en septembre – scoop – mais on en parle bientôt et ailleurs.

To be continued...

lundi, avril 17, 2006

Coucouche panier papattes en rond



David F blogue toujours très vite (et c’est aussi pour ça qu’on l’aime)… notamment aujourd’hui pour annoncer la sortie du nouvel album du Club des Chats, Pump up the seed ! sur leur nouveau label Le vilain chien…

Vous pouvez même y entendre le Dahu…