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vendredi, mars 16, 2007

mardi, février 20, 2007

Gadgtrad



Réjouissant dernier numéro de la revue IF « traduction », rédac’ chef Hubert Colas, avec génial logo made in Stéphane Bérard dans le genre ready-crade qu’on adore – mais j’ai pas trouvé le joujou sous blister, msieur… – avec, notamment (mais le sommaire est à éplucher consciencieusement) un texte d’Orion Scohy – on avait déjà parlé de son Volume par ici.

En voici un extrait – qui ne traduit nullement le dispositif mis en œuvre – zavez qu’à consulter la revue, comme ça vous lirez aussi Manuel Joseph (traduit par Emmelene Landon), Thomas Braichet & Sophie Nivet, Stéphane Bérard, etc.

« “ Djizeus (alias Réçousse en déçà des Pyrénées) avait dit qu’il pardonnerait à tous, y compris aux renégats qui l’avaient vendu à l’ennemi ou qui lui avaient jeté des cailloux pointus et des chewing-gums usagés au moment qu’il était sur la croix. Parce qu’à ceux-là, qu’il avait annoncé, le Saint-esprit saurait bien quoi leur faire savoir, dans sa langue qui les englobait toutes (les langues). Et alors ils comprendraient. “ Ah bon, c’est comme ça ? ” que je me suis dit. Eh ben, pour la peine, j’ai repris du cassoulet trois fois et puis je me suis enfoncé deux doigts dans la chatte, bien profond. Pourquoi que j’aurais pas le droit, d’abord ? Non mais. ”

Évangile selon Cindy de Carcasonne, 8, 11-19.

(…)


“ K. fut accusé de plagiat. On lui fit un procès. “ C’est une trahison, clama-t-il pour sa défense, mais personne ne semblait l’entendre. On me traduit en justice quand on devrait me traduire en trente-huit langues !”

Franz Kafka, Lettre aux pairs


“ Alors Djizeus s’adressa à la tablée : “ Ok les gars ! Qui reveut du rouge ? C’est ma tournée ! Et après, bande de traîtres, on ira faire un tour à Babel ! ”

Évangile selon Elvis, 24, 1-3


“ Le traître cherche à traduire sa propre langue, dans sa propre langue.
“ Trahison : Action de celui qui trahit. ” “ Traîtrise : Action de trahir. ” (Dixit Le Petit Larousse). Les synonymes parfaits n’existent pas. ”

Anonyme (Gilles Deleuze ? Vladimir Nabokov ?) »

…

On rêve aussi des « sponsoring » de Thomas Mailander dont le visage est détouré/collé derrière des chèques à très nombreux zéros… Si seulement je pouvais envoyer des portraits comme ça à mon banquier…

jeudi, novembre 16, 2006

En attendant...

Sepultura Refuse Resist !
(Merci M'sieur)

mercredi, novembre 15, 2006

Pain Killers mes amis…



Quand je pense que j’avais réussi à me convaincre de l’intérêt et de la drôlerie d’une invit’ inattendue au Lasserre – avec célébration de Michel Schneider en prime –, tout ça pour la louper à la dernière minute pour cause de baptême de morphine… (nouveau coming’in à prévoir ?) Enfuie la séquence Disney…

Ça rappelle les oreillons aux sports d’hiver, les genoux couronnés avant carnaval, l’énooorme bouton la veille de la boum, la rage de dents pendant le concert…

C’est un drôle de moment – mais c’est le seul que j’ai trouvé, faute de – pour se plonger dans le dernier Peter Sotos, commotionnant et cru. Peut-être cette fébrilité fortuite pourrait-elle exprimer un état de vulnérabilité à rechercher pour se laisser, atteindre, justement, par des écritures et des expériences de l’excès. Pas au sens propre bien sûr. Juste déstabiliser ses attentes, ses réflexes de lecture, ses rejets. Et goûter la constellation offerte par Laurence Viallet à travers les éditions Désordres – qui viennent de publier un nouveau livre : Émile perverti de René Schérer… va falloir passer à la Vitamine C pour faire diminuer un peu les piles « à lire »…

dimanche, mai 21, 2006

Mon oncle d’Amérique – et celui de Picardie



{Sur Cavale de Nathalie Quintane, Éditions POL}

Tout comme dans Mortinsteinck – du même auteur, le livre du film éponyme de Stéphane Bérard – le moteur de Cavale est un meurtre. Un meurtre tout bête, quoique peu commun dans sa réalisation improvisée – à la boule de bowling, avec une bouchée de Sachertorte (ce gâteau très chocolaté) et une gorgée de bière dans la bouche – sans motif véritable. Juste la suppression d’un être humain de la surface de la terre par un autre être humain au détour d’un agacement, d’un hoquet de parcours, et les conséquences qui en découlent pour ce dernier. Des conséquences éminemment, caricaturalement romanesques, donc, de l’ordre de la fuite, de la rencontre, du (faible) remord, de la dissolution de son existence – de laquelle émerge une paradoxale liberté – dans cet acte puni par la société. Une trame ordinaire, vue et revue tous les jours, du quotidien à la série télé, en passant par le film de première partie de soirée, le thriller ou le tabloïd dans lequel on peut apprendre qu’ « elle a mangé ses trois petites filles après les avoir tuées. L’aînée avec du ketchup, la cadette à la moutarde, la plus jeune nature. » Une trame en cela idéale quand on n’en a que faire de l’« efficacité romanesque » et de l’ « originalité thématique » car on peut y accrocher ses mélodies, son rythme, ses accrocs, sa langue, ses drôles de personnages claudicants… comme sur un sapin illuminé. Un squelette-consensus à habiller pour l’hiver que Nathalie Quintane emmitoufle avec brio.

S’il est moteur, ce meurtre américain et sucré n’est pas démarrage, Cavale s’annonçant comme un « roman excentré » proposant 21 ouvertures possibles. Un roman sans abscisses ni ordonnées définies, donc, sans réflexes conditionnés ni sens de l’histoire. L’inverse d’un « roman cible » où tout convergerait dans un sens : effet de suspens, évolution des personnages, construction de l’intrigue… vers un « soulagement » final de l’action et du lecteur que d’aucuns nomment « résolution » en insistant sur le plaisir replet qui en découle – et qui s’apparente pourtant bien souvent davantage à l’évacuation hygiénique d’une fiction trop lourdement lardée. Non, pas de toboggan narratif, pas de saveur passe-partout du style : ici, il faut naviguer entre les 21 débuts qui sont aussi la « réserve théorique et pratique du livre » : la pêche au silure (et par extension la passion de la pêche), la France de Bonnot, la noyade, la coquille (le raté, la faute, le lapsus), la « voix » du récit, sa dualité, les deux oncles de part et d’autre de l’Atlantique, l’aller-retour entre les deux (le même ?), le vol du cerf-volant, la nécessaire « sympathie » du personnage… une série d’éléments comme les pièces d’un puzzle étalées sur la table et qui viendront s’assembler gentiment à la Fantasia – vous n’aurez pas à vous casser la tête ; ceci est un roman fragmenté, pas un supra Da Vinci Code mutant pour excités du bulbe ayant épuisés énigmes et Sudokus.

Passé ces 21 incipit-indices, on peut observer au ralenti la chute de la boule de bowling sur le crâne de la grosse victime russe – en imaginant le goût de la Sachertorte mâchée piquée de bulles de bière bon marché dans la bouche du meurtrier – et sauter sur le porte-bagage du fugitif qui choisit le vélo comme véhicule…

> La suite et beaucoup d’autres choses dans Les Lettres Françaises du 1er juillet (in L’Huma)

samedi, mars 25, 2006

Come on baby


... timide ?

conscience chargée ?

révélation à faire ?

Valda à cracher ?...

Coming in!