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mercredi, mars 24, 2010

Libé des écrivains, édition 2010

Demain – jeudi 25 mars, donc –, vous pourrez trouver en kiosque Libé des écrivains, l’édition spéciale publiée chaque année par le quotidien Libération au moment du Salon du livre de Paris, la règle du jeu étant que l’intégralité du journal soit rédigée par des écrivains. Vous en trouverez la liste ici ainsi qu’un document audio de la réunion de rédaction. La collection Laureli a eu la chance d’être invitée à investir les pages Médias/Écrans dirigées par Isabelle Roberts et Raphaël Garrigos, vous y lirez donc des textes de Claire Guezengar, Daniel Foucard, Frédéric Junqua et bibi. Sinon, hein, évidemment, on s’est bien amusés.

vendredi, février 12, 2010

On est bien chez Pensées Classées

Des ptits instantannés de la soirée Daniel Foucard à la librairie Pensées Classées hier – chez qui on avait précédemment tourné une vidéo consacrée à CASSE. J’avais oublié la prothèse Mac qui me sert de Pola dans mon sac en début de soirée, et mon sac derrière le piano – eh oui, il y a même un piano chez Pensées Classées ! –, il manque donc Claro, Flore, Le Tampographe, Caroline, Claire, Anne, Frédéric, Ludovic, Johan, Vincent et autres Incultes, sans compter quelques panoramiques de la foule en délire, je n’en remercie pas moins tout ce beau monde chaleureusement car il y avait une certaine magie dans l’air.


Je vous incite, comme d’hab’, à passer faire un tour chez Pensées Classées, 9 rue Jacques Cœur à Bastoche, Paname – si c’est aujourd’hui, essayez de ne pas parler trop fort au libraire.

jeudi, janvier 28, 2010

Casse chez Pensées Classées

Non, François Morice ne s’est pas fait chourrer ses vinyles – il me fouille toujours à la sortie, je ne sais pas pourquoi… –, en revanche, il a reçu Daniel Foucard dans son trésor de librairie – dont je vous ai déjà parlé, je crois – pour un entretien, en compagnie de Kolia Litscher, graine de graphiste talentueux qui fait un stage, en ce moment, aux Éditions Léo Scheer. L’occasion d’en savoir plus sur l’évolution de l’écriture de Daniel Foucard depuis Peuplements, sur la place de l’art contemporain dans son travail – en particulier en tant que personnage principal de Casse –, sur ses « maîtres » en littérature – et « peintrie »… et bien d’autres choses qu’il vous suffit de mater en cliquant sur « play » ci-dessous si le lecteur apparaît ou bien sur le lien de la vidéo qui vous redirigera vers Dailymotion – ils sont en plein test de version béta, de toute évidence, ça bug un peu…


Daniel Foucard publie CASSE: rencontre chez Pensées Classées
envoyé par laurelit
Le morceau de musique utilisé à la fin de la vidéo est de portradium, tiré de Portradium/Paul New publié par les éditions Dasein.

Comme on a passé un sacré bon moment, on s’est dit qu’on allait vous en faire profiter en organisant une nouvelle rencontre, publique, ce coup-ci, jeudi 11 février à partir de 19 heures, toujours chez Pensées Classées. Véronique Levy et Daniel Foucard liront des extraits de Casse et l’on conversera gentiment sur le pourquoi du comment et vice versa. Et puis on picolera vaguement, hein, comme d’habitude. Si vous êtes sages, l’auteur se fendra même de quelques signatures.


Librairie Pensées Classées
9 rue Jacques Cœur
75004 Paris
Bastoche

{Cliquer sur l’image de l’invitation pour l’afficher en grand format}

lundi, décembre 28, 2009

Beau comme un camion (russe)

J’ai un peu peur toute seule rue de l’Arcade, c’est très silencieux, j’ai pas l’habitude. Mais il y a une jolie lumière pour rappeler qu’un jour le printemps reviendra, à commencer par mes collègues demain, alors, ça va.

Ce matin, j’ai récupéré les photos de Daniel Foucard prises par Thierry Rateau qui mettent bien en valeur sa tête de séductueur russe. Si avec ça les féminins (abréviation pour « magazines féminins » utilisée dans le milieu de l’édition) ne se l’arrachent pas, je rends mon béret léopard – j’ai pas de tablier.


Je commence à corriger les textes reçus pour Écrivains en séries, saison 2. Emmanuel aussi, de son côté. Après avoir reporté nos corrections, je les refile à Aurélie pour une troisième lecture. Ils sont de très haute tenue, avec une euphorie ironique (ou une ironie euphorique), une bonne matière formelle, bien incarnée, bien dense, bien idiolectale pourléchée, bien « plain » – au sens du « plain text » steinien –, tout ce que j’aime.

Après, j’ai des textes à écrire – mais j’ai aussi envie de finir le coffret de Star Trek Deep Space Nine que j’ai commencé, Odo le métamorphe vient de vivre sa première relation charnelle avec une solide tandis que les méchants du Dominion sont encore plus méchants. Brrr comme dirait Georges Hassomeris.

samedi, décembre 19, 2009

D’un livre l’autre

Je suis censée écrire quatre textes ce week end. L’un de « création », comme on dit ; trois, « critiques », enfin, sur des livres, quoi. Le problème, c’est que j’ai le cerveau grillé comme la Tefal qu’Emmanuel a achevée à coups de banane au miel et au chocolat et qui a fini tristement ses jours dans la poubelle de la cour… M’enfin bon, on va essayer de se la jouer Jack Bauer du Word et d’y arriver. Copy that.

En parlant de 24 heures, avec Emmanuel Rabu, nous sommes en train de boucler les attributions de séries pour la « saison 2 » d’Écrivains en séries qui devrait paraître en novembre 2010. Je serai donc en mesure de vous présenter les acteurs de cette nouvelle saison très prochainement. Autant d’enthousiasme que pour les prémices du projet, c’est une sacrée chance de pouvoir orchestrer un tel projet collectif bouillonnant de talents même si ma boîte email est en train d’exploser et que ça va forcément finir en nuits blanches… J’ai hâte, aussi, de voir la couverture que va nous concocter Danny Steve.

Casse de Daniel Foucard est arrivé de l’imprimerie le 8 décembre. Et chez les destinataires du service de presse il y a une petite semaine. Thierry Rateau a fait des photos de Daniel qui confirment sa grande photogénie. Vous les verrez bientôt. (Et ça change de l’unique cliché façon tueur russe que j’avais pris en 2006 et qui ne rendait pas vraiment hommage au modèle.) J’ai l’impression que Thierry n’a pas de site Internet présentant son travail, c’est bien dommage, c’est vraiment un très bon artiste et une personne délicieuse. Il a photographié plusieurs auteurs aux Éditions, toujours il parvient à saisir leur personnalité, à mettre à l’aise les plus craintifs devant l’objectif. C’est aussi ça, être un bon photographe.

Vendredi, j’ai réalisé des cartes de vœux avec les tampons qu’a fabriqué Le Tampographe Sardon à partir d’une affiche foucardienne. J’ai maquetté le verso en XPress, rouge et cyan, Aurélie a massicoté les feuilles cartonnées A4, puis j’ai tamponné le recto en rouge d’abord, puis en cyan, afin de pouvoir laisser sécher tranquillement ce week end. Ça m’a vraiment détendue et j’ai même fini en débardeur sous les yeux ébahis d’Anne et de Florent – qui devaient se demander si j’avais pas chopé la grippe, celle qui fait peur. Ça faisait longtemps, depuis Al Dante, je crois, que je n’avais pas fait quelque chose « à l’ancienne ». Avec tous ces logiciels de mise en page et de traitement d’image, on finit par oublier le plaisir de la texture non numérique…

Je travaille à présent à la maquette de La Tour d’Hélène Bessette, avec l’aide précieuse de notre stagiaire Aurélie Carpentier – elle vérifie la saisie du texte, je lui montre comment maquetter un livre sur XPress, échange de bons procédés. C’est drôle de voir comment les gens saisissent un texte – puisque évidemment, concernant Hélène Bessette, il n’existe aucune version numérique ; et la reconnaissance de texte donne autant de boulot que la saisie… Certains font des lapsus révélateurs. D’autres surbessettisent Bessette ou, au contraire, tentent de la débessettiser en corrigeant – malgré les consignes – sa typographie volontairement hors des conventions. Il faut donc être très attentif et faire plusieurs relectures… et en profiter pour corriger les fautes qui avaient échappées aux correcteurs des années 50… J’ai demandé à Fanette Mellier – qui avait déjà créé le « A » façon gommettes de maternA – de réaliser la couverture de La Tour. Je ne l’ai pas encore vue, Fanette ayant au moins autant de boulot que moi… mais elle devrait arriver entre la bûche et la galette. Noëlle Renaude nous a fait le cadeau d’une remarquable postface, elle défend les livres d’Hélène Bessette depuis longtemps, sa passion pour son écriture, la lecture acérée qu’elle en fait, transparaissent dans son texte, avec l’élégance que ses lecteurs lui connaissent.

Tiens, une alarme ICal, façon vanité Mac, me rappelle que je dois y aller…

vendredi, novembre 27, 2009

De la typographie foucardienne

« L’écriture est une prison. Chaque prison a son règlement intérieur. Les traits d’union y sont prohibés car ce sont des objets contondants qui peuvent blesser les gardiens, impressionner les détenus ou forcer les serrures. Pas de traits d’union. »

Daniel Foucard


Photo prise dans l’atelier du Tampographe Sardon – préparation de tracts.

lundi, novembre 23, 2009

CASSE : question de fab, épisode 13

En ce moment, je travaille sur CASSE, le troisième livre de Daniel Foucard publié chez Laureli/Léo Scheer, le sixième de l’auteur après Peuplements (Al Dante, 2000), Container (Sens & Tonka, 2001), Novo (Al Dante/Éditions Léo Scheer, 2003), COLD (Laureli/Léo Scheer, 2006), CIVIL (Laureli/Léo Scheer, 2008). CASSE paraîtra le 6 janvier avec une couverture de Jean-Luc Moulène – ne vous fiez pas au brouillon de maquette qui apparaît ici. L’image sera la même, mais j’ai un peu de mal avec la composition de titrage – caser des ronds et de la typo linéale dans un rectangle, c’est plutôt coton… Le résultat final sera donc vraisemblablement un peu différent.

Je travaille aux corrections sur Word. Après avoir passé le manuscrit de Daniel en Garamond – il écrit en Arial, j’arrive difficilement à corriger en Arial… Alors on a toujours le même protocole : je passe le manuscrit en Garamond, je corrige, et puis je fais la maquette en Univers – une linéale, un peu comme l’Arial, mais en mieux. J’ai passé une demi-journée à fouiller dans les familles de linéales pour me rendre compte que décidément, l’Univers (ça m’aura en tout cas permis de bien ranger mon Suitcase par familles et de découvrir – à travers des clics digressifs – plein de typos ornementales qui serviront peut-être un jour, ponctuellement)… Et puis la plupart de ces polices sans empattement sont en général crées pour les titrages, l’affichage… pas pour du texte littéraire dense. Donc l’approche en est parfois très surprenante – c’est-à-dire qu’on peut moins facilement jouer avec l’approche qu’avec une garalde, on se retrouve avec des lignes très denses ou très blanches pour éviter une veuve, une orpheline ou une coupe hérétique… Déjà que c’est acrobatique en Univers, j’ai pas eu le courage de me casser le nez sur les quelques Linotype qui me séduisaient.

Mercredi, je vois Daniel pour qu’on bosse sur le texte. J’aime beaucoup ce moment auteur/éditeur. C’est l’un des grands cadeaux de ce métier ! Être en prise directe avec l’écriture, intégrer sa logique pour pouvoir faire des propositions, agir en maniaque du détail au service de l’auteur.

J’aimerais qu’à travers ce livre, le grand public comprenne ENFIN qui est Daniel Foucard. C’est-à-dire, disons-le sans ambages, une lecture incontournable.

Je ne doute pas que ça arrivera un jour. Je trouve juste un peu égoïste qu’on ne soit pour l’instant qu’une bande d’initiés – certes surpassionnés et hyperactifs et certes la bande grossit chaque jour de nouveaux lecteurs – à le savoir. C’est dégueulasse pour le reste du monde qui passe à côté d’un grand auteur simplement parce que l’info n’est pas assez relayée…

J’aimerais bien que ça arrive vite pour Daniel, aussi. J’en ai un peu marre qu’on s’exclame la larme à l’œil, qu’on déplore être passé à côté de, qu’on crie au mythe une fois que les vers sont en train de bouffer les intestins des écrivains. ça devient dur pour eux d’en profiter, à ce moment-là. C’est aussi mon travail de tout faire pour informer, en temps et en heure, transmettre mon enthousiasme et tenter de faire en sorte que les livres soient ouverts par la critique – ce qui n’est pas vraiment une critique envers la critique, en tout cas, pas une critique de tous les critiques ; j’ai eu l’occasion, il y a quelques mois, d’aller dans le bureau de la responsable livre d’un quotidien national et j’ai failli faire un arrêt cardiaque en constatant qu’elle travaillait derrière des murs de livres de 3 mètres de hauteur… Il n’est pas humainement possible de tous les ouvrir. Alors a fortiori, les lire… Alors c’est un combat de tous les instants. Avec une artillerie assez limitée, aussi limitée que la détermination est grande.

Je sais que c’est l’un des prix de l’« exigence », ce mot dont on nous rabat les oreilles – je ne vais pas me plaindre, c’est toujours mieux que le glacial et inapproprié « expérimental » – pour désigner une écriture qui ne donne pas dans le produit formaté. Mais avec le côté Quijote qui est le mien, ne comptez pas sur moi pour baisser les bras.

samedi, mars 14, 2009

Mauvais genres

Mardi 17 mars à 17 heures - voyez comme c'est facile à retenir ! - Laureli organise un débat au Salon du Livre de Paris (Porte de Versailles) sur le stand Ile-de-France, G 76 :

Le roman est-il encore un genre ?
(titre façon presse manifestant un suspens insoutenable...)

On parlera d’esthétiques littéraires qui consistent non pas à célébrer un genre dans sa pureté mais à le virusser et à déjouer, justement, cette notion de genre.
Comment on peut faire entrer la poésie dans le roman.
Comment on dénie le clivage « Littérature »/« paralittérature ».
Comment on floute les frontières entre réalité et fiction à travers le roman biographique.
(texte de présentation en 300 signes, s'il vous plaît, c'est pour ça que c'est elliptique...)


Participants :

Pascal Arnaud : dirige les éditions Quidam. Il évoquera notamment l’œuvre de B.S. Johnson qu’il publie en France.
Claro : écrivain (dernier livres parus : Madman Bovary, Verticales ; Le Clavier Cannibale, Inculte), traducteur (notamment de Vollmann, Pynchon…) et co-directeur de la collection Lot 49 au Cherche Midi.

Julien Doussinault : auteur d’une Biographie d’Hélène Bessette parue aux Éditions Léo Scheer, parlera du « roman poétique » inventé par cet auteur.

Daniel Foucard : notamment auteur de COLD et CIVIL (Laureli/Léo Scheer).

Bastien Gallet : notamment auteur de Une longue forme complètement rouge (Laureli/Léo Scheer) et éditeur aux éditions MF.

Claire Guezengar : a publié Ouestern et Sister Sourire, une pure tragédie (Laureli/Léo Scheer).



Modération : Bibi.


Venez nombreux !

mercredi, mars 11, 2009

Libération.fr des écrivains


... par la Laureli team, c'est par ici !
(+ Claire Guezengar, à lire dans la version papier demain.)


Réunion de rédaction, photo Bruno Charroy.


Daniel Foucard et Marie Piquemal (du service web).

>
Bastien Gallet




La manif du 11 mars «de la maternelle à l’enseignement supérieur et à la recherche, pour la défense du service public».



Daniel Foucard, Arno Bertina et Bastien Gallet devant le match Lyon/Barcelone.

4 photos précédentes : Laure Limongi

samedi, février 02, 2008

les bonnes nouvelles de la fin de semaine

... Libé Civil & LibéLabo (tout aussi Civil), une dépêche AFP sur PanAmérica & un article de Fluctuat.net sur Civil, toujours, Madman Bovary de monsieur Claro sur mon bureau... et en plus la chaudière fonctionne à nouveau et j'ai acheté du surimi...

mercredi, janvier 30, 2008

Paul New



Révolution ! Daniel Foucard a un site ! (et même que maintenant, des fois, il lit - avec Véronique Levy - quand on ne le voit pas...)

dimanche, janvier 06, 2008

La douce torpeur des sirops à la codéïne

… La seule chose que j’apprécie, avec la fièvre, ce sont les rêves. Celui-ci mélange les vœux de bonne année de Jean-Claude Bourdais, les petits documentaires littéraires que je filme parfois, la récente interdiction de fumer dans les bars et restaurants et les aventures qui en découlent déjà (consistant principalement à tomber malade en fumant fébrilement devant la porte de ces établissements…), CIVIL de Daniel Foucard, la situation géographique de l’école maternelle de Florent Souillot dont on parlait vendredi, je crois, en évoquant la Librairie de Marie-Rose Guarnieri. Plus le contenu latent, bien sûr.

Avec Jean-Claude Bourdais et un ami non identifié, nous allions de Pigalle à chez lui puisque dans mon rêve, il habitait rue Yvonne le Tac, un joli pas de porte ressemblant davantage à un immeuble anglais. Mon ami et moi devions aller dans un bar, lui, rentrait chez lui, nous nous étions croisés par hasard. Nous constations, en remontant la rue des Martyres que les bars étaient vraiment désertés depuis l’application de la loi d’interdiction d’y fumer. Une lumière grise ou jaunasse, des mines défaites. Nous arrivions avec mon ami devant le bar dans lequel nous devions nous rendre, J.-C.B. nous disait au revoir et partait dans la nuit, sans se retourner, de la même démarche de héros discret que celle que je lui avais vue à Vendôme, il y a quelques mois, à la fois décidée et méditative – c’était d’ailleurs, en surimpression, la même nuit que celle-là, le même paysage. Nous entrions donc dans un bar de la rue Yvonne le Tac (un bar qui n’existe pas et c’est une chance car il était bien laid, façon kitch couleurs pastel avec des télés partout... l'une d'entre elles montrant du Léo Scheer.TV, tout de même ; en lieu et place de ce bar imaginaire se trouve la Librairie des Abbesses), avec mon ami mystère et constations dépités que ce bar-là était aussi triste et vide que les autres mais que les gens y fumaient quand même. De petites fumerolles d’élevaient des cendriers et je me plaçais avidement au-dessus, en souriant, pour sentir cette odeur qui est bien plus qu’une « madeleine de Proust », pour moi. Même si évidemment, objectivement, c’est atroce. Bref. La tristesse et le manque de fréquentation de ce bar, pourtant hors la loi, foutait en l'air notre logique et nous ne comprenions pas pourquoi. À ce moment-là, des flics sont entrés mais au lieu de verbaliser les fumeurs, m'ont collé une amende parce que je ne m'étais pas adressée à l’un d’entre eux selon la terminologie appropriée (là où intervient CIVIL…) Une espèce d’ « outrage à agent dans l’exercice de ses fonctions » alors que le terme était juste inapproprié, pas injurieux. La procédure était la suivante : ils devaient m'envoyer la notification de l’amende à l'adresse email que je leur donnais et, si elle était valide, l'amende serait remboursée. Si l'adresse menait à un site et non à une personne physique, elle serait maintenue...

Rêve dédicacé à Florent Georgesco & Yann Linaar, compagnons d'infortune tabagique...

samedi, décembre 15, 2007

Météos, horoscopes

... j'envie le paysage qu'Emmanuelle voit de la fenêtre de son bureau, même si frileuse comme je le suis, ce genre de températures serait sans doute difficile à supporter. Plus que la foule parisienne ? La prégnance de la violence sociale ? Dans la neige d'Emmanuelle, paradoxalement, c'est ma mer que je vois. Mon paysage, hors déambulations muséales, hors ghettos de gothas, me manque souvent. Même si bien sûr, je ne peux qu'y accoster, en repartir, tout m'y brûle, à long terme. Violence pour violence, tout consume.



À côté des techniques pour ne pas prendre 4 kilos pendant les fêtes côtoyant sans complexe des recettes de fois gras au chocolat à 6000 calories et autant de « tenues de réveillon » (quel concept atroce) plus bling-bling les unes que les autres, déjà les horoscopes 2008 dans les féminins que je feuillette, hum, pour raisons professionnelles – si, si ! La preuve, la couverture de Corbière le crevant d'Emmanuel Tugny, page 92 de Marie-Claire dans l'article sur « la Hype » – si, si (2) ! En résumé, amis Poissons (j'en connais beaucoup, et même du 21 février), ça va tanguer mais sans chavirer, apparemment – m'enfin de toute façon on sait nager.

' a y est, les deux livres laureli de janvier sont à l'imprimerie. CIVIL de Daniel Foucard sort le 4 janvier, PanAmérica de José Agrippino de Paula le 18. Deux monuments dont je suis outrageusement fière.

lundi, décembre 03, 2007

Mercredi

... Daniel Foucard à La Java & bien d'autres choses :



Les éditions dasein vous invitent à une soirée de lecture et de concerts, à l'occasion de la publication PORTRADIUM.

Mercredi 5 décembre, La Java, 20H, 5 euros

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La Java
105 rue du fbg du Temple
75010 Paris
M° Belleville ou Goncourt

mercredi, octobre 03, 2007

Parce que le 18 octobre, notez

... à partir de 18h30, c'est la soirée LAURELI, Galerie Léo Scheer, avec :

Claire Guezengar, Ouestern

Béatrice Cussol, Sinon

Tarik Noui, Serviles Servants

Bastien Gallet, Une longue forme complètement rouge

Jérôme Gontier, Continuez

Emmanuel Tugny, Corbière le crevant

Daniel Foucard, Cold

& leurs invités :

Olivier Mellano, qui accompagnera à la guitare Emmanuel Tugny

Véronique Levy qui lira des extraits du prochain livre de Daniel Foucard
& Port Radium qui accompagnera la lecture de Véronique Levy

Présentation : Laure Limongi


Galerie Léo Scheer 14 rue de Verneuil 75007 Paris


.... allez, vous ne pouvez pas rater ça ! (On boira du bon vin.) Il y a tellement d'autres possibilités en dehors des transports en commun...

mercredi, août 01, 2007

Traité d'éternité


Isidore Isou, l’inventeur du Lettrisme, l’auteur de La Créatique ou la Novatique, du Traité de Bave et d’éternité… bref, l’une des figure de proue des avant-gardes historiques est mort samedi 28 juillet. Dans un relatif silence médiatique qui me met en fureur. À moins que leurs moteurs de recherche n’aient effacé l’information, ni Le Monde, ni Libé (dans Libé, c’est Juliette Greco qui parle d’Isou en juin dernier…), ni L’Huma ne consacrent, à ce jour, trois lignes à l’événement. Je ne demande pas une messe télévisée avec chronique de la voix de Léon Zitrone exhumée par échantillonneur numérique, Philippe Sollers en pleurs et chœurs lettristes mais tout de même… On va tenter d’être optimiste et dire que tout le monde est en vacances et que la France prendra soin de son héritage littéraire à la rentrée – on l’écrit même (ici & ailleurs).
En attendant, merci aux Nouvelles à travers La Chine et le Monde de relayer l’information… (et La République des Lettres aussi, et France 2, ouf, quand même, l’honneur est sauf).

En dehors du cirque de l’information, on sait qu’Isou est toujours vivant puisqu’il est un personnage d’Emmanuel Rabu, que Daniel Foucard a été Lettriste (scoop) et que grâce à Frédéric Acquaviva, plusieurs de ses pièces on été créées, notamment à partir de sa voix.

vendredi, juillet 20, 2007

Zadkine & après



Sur une invitation de Jérôme Mauche, lecture, hier, au Musée Zadkine de Grandes Espérances de Kathy Acker, Mademoiselle de Biche d'Emmanuel Tugny (bientôt chez Laureli) & d'un extrait de Valérie, un livre à paraître de La Rédaction - qui était d'ailleurs là avec ses agents et machines pour capter des traces des réactions du public.

Quel bonheur de lire ces livres !
Je me pose toujours autant de questions concernant la lecture de mes propres textes en public mais je commence à trouver un plaisir gracile, très nu à lire simplement sans me sentir obligée de convoquer systématiquement toute une armada technologique…


Olivier Quintyn, Daniel Foucard, Véronique Levy (et derrière l'appareil Emmanuel Rabu)... spectateurs en goguette ou agents-doubles de La Rédaction ?...

Toujours à Zadkine, lectures le jeudi 2 août (allez, c'est bien Paris, en août !) :
À 13 heures Jacques Roubaud lira ses textes & ceux de Jean Daive.
À 19 heures Emmanuel Rabu lira, notamment, des extraits de +/- (à paraître).

jeudi, février 01, 2007

Canons



« … vous ne savez plus
où donner de la tête
il n’y a plus de place
dans votre agenda
vous évoluez
dans un contexte social
stimulant
vos journées sont pleines
de surprises
vos nombreux talents sont reconnus
de tous
vous vous démarquez
par une grande curiosité
intellectuelle
votre tête est pleine
il n’y a plus de place
on recherche vos conseils
avisés
votre tête évolue
il y a de la promotion
dans l’air
on recherche vos conseils
stimulants
votre tête est pleins
de curiosités
votre pouvoir de séduction fait
des ravages
on ne remarque que vous
il y a une grand curiosité
dans l’air
votre tête fait
des ravages
on vous sollicite
pour vos idées
vous savez
où donner
il y a de la séduction
dans l’air
on ne peut rien
vous refuser
la période est propice
aux alliances
votre agenda va
évoluer
vous allez faire
de la place
on ne peut rien
refuser
à votre tête
vous savez être
très persuasive
espace
ergonomique
teintes
qualité des matières
vos nombreux talents sont reconnus
de tous
tout est étudié
pour le bien-être
des passagers
ils sont nombreux
à rechercher
de la place
dans un contexte social
stimulant
il y a du pouvoir
dans l’air
vous avez de la place
vous ne savez plus
où
mais votre place est reconnue
de tous
on ne voit pas
comment on pourrait
se passer de vous
tout est étudié
dans votre tête
une fois la première engagée
on accélère
puissance
agilité
précision
les promesses sont tenues
on ne vous voit plus
il y a de la puissance
dans l’air
une fois votre tête
engagée
vos idées accélèrent
vous prenez tout le monde
de vitesse
vous prenez la tête
siège conducteur
réglable
au niveau des lombaires
et en hauteur
on ne voit pas
comment on pourrait
passer
devant vous
vous ne savez plus
où donner de la tête
devant tant d’espace… »

Extrait de Canons de Patrick Bouvet, éditions de L’Olivier, tout juste paru.
> Lecture le 27 février, 18 h, pour le vernissage de l'exposition We are The Robots (Chronicart/Le Commisariat/Fresh Théorie) au 16 rue de Verneuil 75007 Paris, avec Céline Minard (Le Dernier monde) et Daniel Foucard (COLD).

(Image ci-dessus de Vanessa Beecroft)

samedi, juillet 01, 2006

Vivement septembre



... enfin, juste pour une certaine rentrée – la mienne, la leur – & on ne le répétera pas ici.