vendredi, juillet 20, 2007

Zadkine & après



Sur une invitation de Jérôme Mauche, lecture, hier, au Musée Zadkine de Grandes Espérances de Kathy Acker, Mademoiselle de Biche d'Emmanuel Tugny (bientôt chez Laureli) & d'un extrait de Valérie, un livre à paraître de La Rédaction - qui était d'ailleurs là avec ses agents et machines pour capter des traces des réactions du public.

Quel bonheur de lire ces livres !
Je me pose toujours autant de questions concernant la lecture de mes propres textes en public mais je commence à trouver un plaisir gracile, très nu à lire simplement sans me sentir obligée de convoquer systématiquement toute une armada technologique…


Olivier Quintyn, Daniel Foucard, Véronique Levy (et derrière l'appareil Emmanuel Rabu)... spectateurs en goguette ou agents-doubles de La Rédaction ?...

Toujours à Zadkine, lectures le jeudi 2 août (allez, c'est bien Paris, en août !) :
À 13 heures Jacques Roubaud lira ses textes & ceux de Jean Daive.
À 19 heures Emmanuel Rabu lira, notamment, des extraits de +/- (à paraître).

12 commentaires:

LP a dit…

Bonjour LaureLi,
Grâce à Wikipédia, bonhomme qui donne des boutons à plusieurs, j'ai quand même découvert quelques titres de vous. S'ils sont distribués à Montréal, j'irai lire vos livres.
Bonne journée,
LP

rougelarsenrose a dit…

Oh merci chère LP !
& à bientôt.

Berlol a dit…

C'est pourtant pas la saison des pommes vertes !
Tu l'as mise pour conjurer la scène ?
(Serai St-Florent, 18-30/08)

rougelarsenrose a dit…

Exactement ! Je ne supporte que mes propres superstitions - et puis quand ce n'est pas surélevé, ce n’est pas vraiment une scène, non ?
Argh, je ne serai pas en Corse à ce moment-là, hélas… j’espère qu’on s’y croisera tout de même un de ces jours ! (vous allez adorer, on s’y verra sûrement l’année prochaine).

Matteo a dit…

Tiens, tiens... la jeune femme à "la robe verte" fait une apparition sur les pages d'un autre blog...
Un petit bonjour au passage...

matteo a dit…

Bonsoir,
J'ai feuilleté "Eros peccadille" ce week-end à La Litote, mais... comme le dit si bien ce si grand éditeur qu'est Hubert Nyssen, le livre est certes un texte, un contenu, mais il est aussi un objet... et ce qui m'a rebuté (c'est bien dommage d'ailleurs), c'est la police choisie, que je ne trouve pas très agréable à lire et très ressérée... c'est idiot, je sais, il ne faudrait pas s'arrêter à cela et le texte doit en valoir la peine... je laisse peut-être m'en parler, me convaincre de courir retourner l'acheter ! :)
Sinon, je suis plus tenté par les deux autres : "La Rumeur des espaces négatifs" et "Je ne sais rien d'un homme quand je sais qu'il s'appelle Jacques" ; ah, il ya aussi "Orchidées & Salamis"...
Peut-être pourriez-vous m'aiguiller, même si vous n'êtes pas la personne la plus neutre pour me conseiller au sujet de vos propres livres.

Merci d'avance !
Mathieu.

rougelarsenrose a dit…

Cher Matteo,
Je suis touchée de votre curiosité. Il est certain que je ne suis pas la mieux placée pour parler de mes livres... On peut lire quelques présentations , j'avais aussi rédigé ce petit paragraphe - euh, assez amphigourique à la relecture : "Éros Peccadille, d'apparence poétique, brasse des matériaux d'enfance, des fragments de mythe, tend à la prose et à l'enquête autofictionnelle ; Je ne sais rien d'un homme quand je sais qu'il s'appelle Jacques trace le portrait diffracté d'un tueur en série schizophrène, ou plutôt une intuition de son portrait en caméra subjective, en proposant à la fois l'histoire et son démontage ; La Rumeur des espaces négatifs est une sorte d'anti-manuel esthétique disséquant la représentation photographique de la figure humaine à travers le battement texte/image ; Fonction Elvis transforme le roman biographique en alterfiction chantée... Si on y lit, à toute vitesse, les étapes de la vie du mythe, la forme, lancinante, mélodique, dérive vers autre chose. Fonction Elvis est un cheval de Troie formel passant les barrières du roman pour y faire entrer musique, poésie, biographie..."
J'espère que cela vous orientera un peu !

rougelarsenrose a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
matteo a dit…

Merci de vos renseignements,aussi "amphigourique[s]" que vous pensiez qu'ils soient, ils furent utiles et confirment mes envies de lecture... je vais devoir me faire violence vis-à-vis de cette typographie qui me fait mal aux yeux dans "Eros peccadille", tout en espérant que "Je ne sais rien d'un homme quand je sais qu'il s'appelle Jacques" ne soit pas publié avec cette même police... car ce sera probablement mon second achat de samedi en allant saluer mes amies de La Litote avant leur fermeture d'été..
Je pense que je me laisserai aussi tenter par "Materna" d'Hélène Bessette, ce sera l'occasion de découvrir ce grand écrivain que je ne connaisssais malheureusement pas jusqu'il ya peu de temps encore..

Bonne nuit,
Mathieu.

rougelarsenrose a dit…

J'en suis ravie et flattée !
Éros a été composé en Arial (police bâton) et Impact, donc, en effet, davantage des polices destinées à l'affichage qu'au texte à feuilleter. C'est également un texte sans césures automatiques. (Très manifeste, quoi...)
Je ne sais rien d'un homme..., par contre, est principalement composé en Céleste, de facture plus classique - et lisible.
Quant à Fonction Elvis et maternA, c'est carrément du Agaramond ; corps 12, en plus.
Bonnes lectures de vacances !

matteo a dit…

"Bonne lecture", je l'espère très fortement !...
"de vacances" en revanche.. non, car j'ai quelques manuscrits sous le bras (enfin... dans ma boîte mail) à relire, corriger, réécrire et remettre en forme jusqu'à la fin du mois d'août.. peut-être une petite semaine tout à la fin du second mois d'été, mais ce n'est pas encore totalement gagné !
Merci des précisions techniques sur les différents ouvrages.
A bientôt dans la sphère littéraire et/ou éditoriale.

rougelarsenrose a dit…

Ah, je compatis, j'ai moi-même un été très studieux qui doit à peu près ressembler au vôtre.
En effet, à bientôt !