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samedi, décembre 15, 2007

Météos, horoscopes

... j'envie le paysage qu'Emmanuelle voit de la fenêtre de son bureau, même si frileuse comme je le suis, ce genre de températures serait sans doute difficile à supporter. Plus que la foule parisienne ? La prégnance de la violence sociale ? Dans la neige d'Emmanuelle, paradoxalement, c'est ma mer que je vois. Mon paysage, hors déambulations muséales, hors ghettos de gothas, me manque souvent. Même si bien sûr, je ne peux qu'y accoster, en repartir, tout m'y brûle, à long terme. Violence pour violence, tout consume.



À côté des techniques pour ne pas prendre 4 kilos pendant les fêtes côtoyant sans complexe des recettes de fois gras au chocolat à 6000 calories et autant de « tenues de réveillon » (quel concept atroce) plus bling-bling les unes que les autres, déjà les horoscopes 2008 dans les féminins que je feuillette, hum, pour raisons professionnelles – si, si ! La preuve, la couverture de Corbière le crevant d'Emmanuel Tugny, page 92 de Marie-Claire dans l'article sur « la Hype » – si, si (2) ! En résumé, amis Poissons (j'en connais beaucoup, et même du 21 février), ça va tanguer mais sans chavirer, apparemment – m'enfin de toute façon on sait nager.

' a y est, les deux livres laureli de janvier sont à l'imprimerie. CIVIL de Daniel Foucard sort le 4 janvier, PanAmérica de José Agrippino de Paula le 18. Deux monuments dont je suis outrageusement fière.

lundi, octobre 01, 2007

Manosque côté scène

... C’était bien ! Un festival très fréquenté, une organisation parfaite, beaucoup de rencontres et tout autant de lectures en perspective.
Débarquant avec ma guitare sur le dos, je n’ai pas été reconnue, de prime abord, par l’organisation – il semble y avoir une inadéquation écrivain-directeur de collection/guitariste – mais non, je n’ai pas donné dans la performance sauvage, je n’ai pas gagné entre la Place Marcel Pagnol et la Place de l’Hôtel de Ville de quoi rapporter quelques Banons et pots de miel de lavande, c’était juste pour traîner des médiators dans mes poches (frimeuse) et jouer samedi matin à Digne-les-bains par une température de 10° (le deuxième effet mistral) avec Nathalie Quintane & Stéphane Bérard. Un live pour leurs chats.
Vendredi après-midi, belles lectures d’Hélène Bessette par Florence Giorgetti & Michèle Lesbre (qui vient de publier Le Canapé rouge, que j'ai déjà évoqué), avec un public passionné. C’est toujours émouvant. De voir qu’Hélène Bessette trouve enfin son public. Et je ne répéterai jamais quelle chance c’est de participer à cette redécouverte – ce n’est pas Julien Doussinault, travaillant ardemment à sa biographie prochaine, qui me contredira. Céline Minard a lu des extraits du Dernier monde dont j’ai déjà parlé ici et Raymond Federman, des extraits de plusieurs de ses textes. Voilà pour les personnes connues, que j’appréciais déjà, avant de les revoir sur scène. J’ai également découvert avec intérêt une lecture(-performance ?) de son dernier livre par Olivia Rosenthal et Robert Cantarella, je vais donc me ruer sur On n’est pas là pour disparaître que je n’ai pas encore lu ; Emmanuelle Pagano dont j’avais lu et apprécié Les adolescents troglodytes portait des chaussures de marches très enviées (la rolls de la chaussure de marche mais j’en ai déjà oublié la marque… et sa petite pointure 36 l’a protégée des convoitises…), j’aime beaucoup sa voix fluette et son accent, disant son texte ; Lola Lafon & Leva, dont j’adore l’énergie et que j’aime beaucoup tout court sans vraiment la connaître mais c’est ainsi, parfois, on sait – je n’ai pas encore lu son dernier livre, De ça je me console… ah la la, j’en ai des lectures en retard ! (Vite, vite Patrick, un souhait pour m’aider… pas de pluie, s’il te plaît) ; le film de POL, enfin, Sablé-sur-Sarthe, Sarthe, avant de repartir dimanche. J’ai évidemment raté beaucoup de choses, volontairement et involontairement (la faute à la soupe au pistou, au vin du mont ventoux, aux discussions…) Bref, une vraie colonie de vacances avec plein de gens sympathiques – de toute façon, à trente ans, on ne voit plus les gens antipathiques, non ? – des gens sympathiques parmi lesquels je n’ai cité que les écrivains invités mais il y avait aussi Nathalie Quintane (voisine), Sonia Chiambretto (voisine aussi) et son immense sourire qui réchauffe les places même par temps de mistral, des libraires (j’ai notamment enfin rencontré une des libraires du Bleuet de Banon dont on parle tant !), des directeurs de revue, des programmateurs… Vivement l’année prochaine.