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dimanche, juillet 26, 2009

Common sense & luxury

Je voulais écrire un texte sur l’exposition Planète Parr vue hier lorsque je suis tombée sur cet entretien vidéo avec Martin Parr qui me coupe l’herbe interprétative sous le pied surmené – ce qui tombe plutôt bien puisque j’ai plusieurs textes que j’aurais dû rendre il y a une semaine à écrire…



En parallèle à l’expo du Jeu de Paume et jusqu’au 29 juillet, la Galerie Kamel Mennour – 47, rue Saint-André des arts, 75006 Paris – expose la série « Playas ».


CHILE. Valparaiso, 2007.
© Martin Parr, Magnum (the artist and Kamel Mennour, Paris).

vendredi, janvier 09, 2009

How he becames a japanese boy



Les fiiiiiiiiiiilles, ça y est ! Anne-James Chaton est (rentré) à Pariiiiiiis !!

Et mazette, à Kyoto, il n'a pas fait que manger des sushis... Après yen a des qui disent qu'on fout rien en résidence et qu'on y déprime sec... Je me marre. T'es à Kyoto, à Rome ou ailleurs, t'as plus à aller à l'usine, t'as un laps avec ton cerveau à toi dans ta tête qui peut produire des trucs pour toi, t'as de l'argent pour manger et même envoyer une carte postale à ta grand-mère (parce qu'elle n'a pas d'email, elle croit toujours que les fax transitent par couloir aérien et que le Minitel rose est vraiment de couleur rose), t'es devant une montagne toute verte ou entouré de marbre à Histoire... et là, tu glandes et tu déprimes... Ah oui, puis j'oubliais le dernier argument qui tue : et puis en 6 mois ou 1 an, tout le monde t'oublie à Paris ! Ah ! Ah ! Ah ! Comme si le monde, c'était Paris...
Jameson, non seulement tu as assuré comme un dieu au Japon (大好き !) mais en plus, on ne t'a pas oublié.

Regardez plutôt how he becames a japanese boy mais aussi :
Alphabet - COMPLET
sonographies (89)
rémanence (376)
retouches
FamilyMart & compagnie
...




Images © Anne-James Chaton
{cliquer dessus pour les agrandir}

vendredi, janvier 02, 2009

Neurartiste

Jean-François Chermann est neurologue et artiste. Les deux, dans cet ordre-là, son travail d’artiste se nourrissant de son expérience de neurologue. « L’esprit d’observation n’est point borné à un seul genre : il est l’esprit universel des sciences et des arts. » (Charles Bonnet)
Il ne cloisonne pas. Mais déplace le scientifique vers l’artistique : « C’est une construction qui part de l’archive – le réel – pour s’inscrire dans une histoire – la fiction. Dans le même temps, cette fiction est documentaire, elle est dans la réalité des observations. Quand scientifiquement, il observe les comportements cliniques et quand, artistiquement, il dissèque l’événement-création pour en produire une forme, il crée un processus de travail visuel qui existe en regard de son travail de neurologue et qui, en (re)visitant l’histoire, fait que la mémoire existe dans son actualité. » (Allotopie n°A, 1998)

Des « cas » sont présentés. Par exemple (le tout sur le site synesthesie.com) :
Le syndrome d’Alice au pays des merveilles
Syndrome de Charles Bonnet et hallucinations lilliputiennes
Le voyageur sans bagages

L’un des point commun de ces histoires est le battement entre fiction et réalité. L’interrelation entre l’art et la vie – la complexion spécifique de chaque auteur donnant naissance à des œuvres particulières.

Dans Le syndrome d’Alice au pays des merveilles, c’est un peu l’histoire de l’œuf et de la poule. Lewis Carroll, migraineux, souffrait-il déjà de ce qu’on a appelé ensuite le « syndrome d’Alice au Pays des merveilles » ?


Syndrome de Charles Bonnet et hallucinations lilliputiennes pose le même type de question concernant les Voyages de Gulliver et un possible syndrome de Charles Bonnet de Jonathan Swift.


Le voyageur sans bagages narre (à la première personne) l’histoire d’une femme amnésique à la suite d’un accident. Reconstruisant donc sa vie, redécouvrant sa vie, sa famille à partir d’un point fixe sur la frise de son existence. Appréhendant donc son passé comme on lit un roman et découvrant son propre personnage.

Jean-François Chermann a également publié un livre aux Éditions Mix (coll « blancs ») en janvier 2006 : Démence pugilistique chez un artiste alcoolique atteint d'un nanisme achondroplasique.

« Par un système de (re)présentation qui tient de l’exposé et de la performance, le sérieux du savant est mis au service de la parodie ou de la créativité alors que l’esthétique se plie aux règles arides de la recherche fondamentale.
On lui demande : est-il "normal" d’utiliser le corpus de la neurologie pour faire une œuvre d’art ? Il rétorque : notre rapport à la folie et les comportements sociaux agressifs qu’on tolère dans la vie quotidienne sont-ils bien normaux ?
C’est entre ces questions que se situe la proposition originale de Jean-François Chermann qui a pour principales ambitions de faire percevoir les normes qui maintiennent la cohésion sociale, et de critiquer certaines dérives scientifiques comme le tout génétique ou le tout biologique, au travers d’une mise en forme déstabilisant l’idée convenue qu’on se fait de l’œuvre d’art. » (Visuel(s), Revue d'arts #09 mars 2000).

J’ajouterai : en en créant une, d’œuvre d’art, agénérique, au statut d’artiste mutant.

vendredi, septembre 05, 2008

Msieur Bérard



Vernissage de Stéphane Bérard à la Galerie Marion Meyer mardi 9 septembre à partir de 19 heures, exposition jusqu'au 25 octobre.
Architecture, chômage, design, avec un tel programme, venez nombreux !

Œuvres de Stéphane Bérard.
Galerie Marion Meyer, 15 rue Guénégaud, 75006 Paris.


Arôme pénis pour préservatif.


Drapeaux ignifugés.


+ de suspense (installation sonore)

dimanche, août 17, 2008

If Hitler had been a hippie, how happy would we be

Sur les conseils de Basile Ferriot qui a vu l’exposition des frères Chapman : If Hitler had been a hippie, how happy would we be à Londres en juillet dernier, je me penche sur l’œuvre de Jack et Dinos Chapman, par Internet interposé, hélas, pour l’instant. Je ne gloserai donc pas sur des choses que je n’ai pas vu en 3 D, je vous en montre juste des images, des fois que ça vous amène, comme moi, à guetter leur prochaine expo parisienne…
Un article sur l’expo de Londres ici.
Une présentation générale et d’autres images ici.


California Uber-Alles, 2003




Les deux dernières images sont des vues de Hell, pièce qui avait brûlé dans un entrepôt il y a quelques années et que les frères Chapmann on repensé et exposé à Londres.

mardi, juillet 29, 2008

Painterman

Avant les vraies vacances – c’est-à-dire celles où je serai réellement loin de toute connexion en essayant de ne rien produire histoire de récupérer un cerveau en état de marche... – quelques liens concernant le travail de Laurent Marissal alias Painterman que je découvre grâce à Jérôme Gontier. Une œuvre d’utilité publique, allais-je écrire, mais bien davantage sociale et personnel(le).

En 1997, Laurent Marissal est gardien/prisonnier au musée Gustave Moreau. De cette aliénation nait Painterman, celui qui sera peintre à toute heure du jour et de la nuit et transformera le temps et l’espace en matière même de peinture, imprimant son index sur un montant repeint de frais ou organisant et dirigeant une unité syndicale. Se développent ainsi une série d’actions picturales non visibles mais non cachées non plus, ce que narre l’ouvrage Pinxit, Laurent Marissal 1997-2003 (Éditions Incertain Sens, Rennes 2005) : 220 photos et dessins, 220 pages d'actions clandestines...



Lire :
Le site-blog de Painterman.
Un entretien sur Paris-Art.com
Un article d’Elisabeth Lebovici.

RLR reprend le 12 août en vaisseau fantôme tandis que je serai toujours en train de me prélasser sur une plage corse, hé hé ! on peut antidater les billets ! Hommage indirect à Painterman…

mercredi, juillet 09, 2008

Monsieur Laurelli

Ce n’est pas à cause de son homophonie que je vous invite à découvrir le travail de Camille Laurelli mais parce que je le trouve prometteur et salutaire, entre candeur et cruauté.

Vous pouvez consulter son site et celui d’une galerie qui l’expose.


(sans titre), 2007.


sans titre (I believe I can fly), 2006.

mardi, novembre 13, 2007

Tout autour de PanAmérica

... Je prépare la publication de PanAmérica, mi-janvier 2008. Un roman de José Agrippino de Paula traduit du brésilien par Emmanuel Tugny qui me parle, à l'occasion d'une expo à Porto Alegre, d'un artiste que je ne connaissais pas, Nelson Leirner (Galeria Brito Cimino) et dont l'esthétique est en effet très proche de l'univers fou et luxuriant de José Agrippino de Paula que j'ai hâte de vous faire découvrir.
Voici quelques clichés de ces œuvres (peintures-collages ou installations).


Sem título, da série Assim É... Se lhe Parece, 2003, c – print, 120 x 218 cm


A Lot(e), 2006, 248 x 900 x 400 cm (27 módulos), técnica mista, detalhe da instalação


A Lot(e), 2006, 248 x 900 x 400 cm (27 módulos), técnica mista, detalhe da instalação

dimanche, octobre 29, 2006

Hubaut re-mix

« Perturbation nourricière, contaminante, dérangeante, politiquement incorrecte et révolutionnaire, la planète Hubaut constitue un monde à part tout en étant partie prenante du monde. Joël Hubaut en donne ici un texte à voir et à lire, à sucer colonne après colonne comme autant de bonbons au poivre qui s’ouvrent à chaque page dans le délice de la découverte d’une nouvelle machination de l’artiste. Mixées ces pages le sont à l’extrême, refusant la catégorisation et la chronologie, elles reprennent dans un désordre construit – désordre de celui qui n’a ni repère géographique ni repère idéologique si ce n’est celui de la démesure, de l’improbable et de la dispersion – un engagement de tous les instants dans la pensée artistique. Rhizomiques, elles tissent le réseau de la prise de position de l’artiste sur la scène de l’art ou de la vie. Un texte en écho à un engagement total sous les masques de la performance, de l’installation, de la poésie, du concert, du texte automatique, du banquet, de la peinture, du dessin, du remue-ménage et de la récréation. »
(Sylvie Froux, introduction à Joël Hubaut Re-mix épidémik Esthétique de la dispersion).



Le livre consacré à Joël Hubaut publié par Les Presses du réel dans la précieuse collection de Michel Giroud, L’écart absolu – qui porte bien son nom – est à consulter d’urgence. Peu d’œuvres expriment de façon aussi impérieuse la liberté sans dogmes, le refus des genres et des limites, l’évidence d’une œuvre essentielle, répandue sous toutes ses formes comme une épidémie excentrique.
Les quelques images montrées ci-dessus n’en sont pas tirées – défaut de scan oblige – mais sont simplement des traces trouvées sur le réseau ; le livre quant à lui regorge de documents inédits, de pièces, de photos…

« La Bicyclette des avant-gardes usées, 1989.
Bicyclette trouvée et ensevelie naturellement dans la végétation pour absorber les mauvaises herbes puis préparée et modifiée par un magnétophone-guidon diffusant une bande-son à chaque coup de pédale. De la roue de bicyclette comme ready made à la bicyclette fonctionnelle de Beuys pour s’évader du musée… je propose une bicyclette potiche au rebut mais bavarde et amplifiée, un rébus pour pédaler dans la choucroute tel un néo-sur-mâle digne d’Alfred Jarry ! Il s’agit là en effet d’un vélo-poubelle pour les encombrants, une ruine en roue libre et transformable en dada. Après tout, c’est dans le recyclage que chaque élément prend véritablement tout son sens. Une bicyclette transformée en cheval de TROIE devient une monture off pour une autre chevauchée, car cette monture est comme une plante… of course ! Ma bicyclette, transformée en cheval-plante pour que je devienne une amazone dans le grand manège sociétal qui tourne en rond ! Yé ! J’aurais pu évidemment grimper sur un camélia, éperonner un cactus, une mandragore… mais la bicyclette me paraissait plus juste pour dérailler dans cet esprit picaresque et me faufiler à l’aise en pédalant dans l’entrisme en roue libre gênée… » (p. 171)

« … L’épidémik, quelque forme qu’il adopte, marche en ce sens : désorganiser, produire une contre-partition, faire état du mix irréductible des vies contemporaines. Mais sans pathos, cependant. De là, cette caractéristique du Hubautwork : la propension à faire rire, la pulsion à la joke, la dimension ludique… Mais l’esprit épidémik, quoique volontiers clownesque, est redoutable, forme rusée de dépeçage symbolique… Cet art épidémik qui devait désorganiser pour finir, au niveau de la vie publique, reconstitue. Un paradoxe ! Cet art dont on eût pu attendre qu’il égare, dissémine, disperse, tout compte fait, réunit… » (Paul Ardenne, extrait de Hubaut-Théorik – ici p. 175).

+ le site de Joël Hubaut, épidémik et agité jusqu’au bout des liens hypertextes…

& calendrier d’action ici !

samedi, mars 25, 2006

Come on baby


... timide ?

conscience chargée ?

révélation à faire ?

Valda à cracher ?...

Coming in!

jeudi, février 09, 2006

Débuts d'AMBITION



Mise en ligne d'AMBITION, une revue de création textes, images, son...


Avec un espace BIOBIBLIOGRAPHIE (informations, rebonds de blogs en sites persos...)


& un annuaire de LIENS donnés par chaque artiste pour poursuivre la circulation...


Le tout à parution aléatoire.

vendredi, avril 15, 2005

pinkpolas & redbooks

//exposition des Polaroïds de Warhol à la MEP, déambulation possible//

« Regardez la surface, il n’y a rien derrière. »

Sur ces photos-là, on appelle Jean-Claude Brialy « Jean-Claude ». Il est torse nu, bronzé, le sourire ravageur, débordant d’euphorie et de séduction. C’est Warhol qui le nomme ainsi (manuscrit sur l’espace blanc du pola), Warhol qui tient la machine, Warhol qui chuchote derrière l’objectif rudimentaire, le pervers Andy manipulant ses marionnettes (auteurs, V.I.P., fils et filles de, rock stars…). Il dit. Le réel est à inventer au cœur d’une réalité travestie. Dors avec sa perruque, sourit.

Dans de petits carnets rouges s’agite le star system d’une époque, sans bruit, figé en instantané un peu dérisoire du dîner mondain surmaquillé aux facéties obscènes de Brigit Berlin, entre un sourire en coin de Jack Nicholson, les traits acérés de William Burroughs, le torse mythique du jeune Mick Jagger… « The making of me ». (Dandysme). Icônes aplaties en gestes communs, ce qu’il en reste, ce qu’il en restera, le va-et-vient du regard entre photographe, modèle et voyeur. Le temps.

Album de famille, d’une drôle de famille.

Vérifier que le bleu du ciel est bien le bleu Pola, les accidents éventuels de la pellicule (+ abus de surexpositions, évidemment).

« On dit toujours que les choses se produisent de manière irréelle au cinéma mais c’est plutôt dans la vie que les choses vous arrivent de manière irréelle. »